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Les Energies renouvelables : une alternative pour le développement à long terme en Afrique

Les Energies renouvelables : une alternative pour le développement à long terme en Afrique

Une alternative pour le développement à long terme en Afrique

Les Energies renouvelables : une alternative pour le développement à long terme en Afrique


Les EnR ou énergies renouvelables sont devenues des sujets de longue discussion à travers tous les pays. Ces énergies inépuisables constituent de réelles alternatives aux énergies dites destructives de l’environnement, qui engendrent d’importantes accumulations de dioxyde de carbone (Co2) dans l’atmosphère.


Aujourd’hui, comme dans la plupart des pays, l’Afrique se bat pour l’adoption et l’utilisation des ressources énergétiques renouvelables dans le continent. Une lutte qui n’est guère prête à se terminer sans solutions efficaces et durables. Quelle est l’importance des énergies renouvelables en Afrique ? Qu’est-ce qui freine leur utilisation dans le pays ?


L’importance de la conversion énergétique en Afrique


En Afrique, comme ailleurs, l’énergie est fondamentale à la survie des habitants. On compte actuellement plus de 600 millions Africains qui n’ont pas accès à une source d’électricité fiable. Un chiffre qui va sûrement accroitre au regard d’une croissance démographique supérieure à la capacité de production en électricité du pays.


Une alternative aux besoins énergiques des habitants


Pour répondre au mieux aux besoins futurs des habitants, il est vital de mettre en place des solutions de développement rapide au niveau de la production énergétique. Bien que l’énergie électrique offerte par les centrales traditionnelles soit constante, elle reste une source d’énergie lente et peu fiable pour les habitants. Les énergies renouvelables semblent être l’alternative la plus efficace, mais la capacité du pays à développer ces structures est faible et entravée par plusieurs facteurs, notamment par le manque de financement.


Le potentiel de l’Afrique en termes d’énergies renouvelables lui procure un avantage indéniable à la transition énergétique. Le problème se situe au niveau de l’exploitation des ressources énergétiques qui est largement retardée par le manque de nouvelles infrastructures. La population d’Afrique subsaharienne est la plus touchée par cette extrême pauvreté énergétique. Selon les statistiques en 2018, moins de 50 % des habitants avaient accès à l’électricité.


Par rapport à sa population et à sa taille, le pays reste en retard sur le déploiement des énergies renouvelables. Toujours en 2018, moins de 20 % de l’électricité diffusée sur le continent provenait des énergies renouvelables. En 2019, de nouvelles installations d’exploitation des ressources renouvelables ont été mises en place à travers le monde. Seuls 2 % de ces installations parvenaient en Afrique, alors que la demande en électricité sur le continent ne cesse de grimper.


Aujourd’hui encore, l’Afrique continue à investir dans les énergies fossiles. Les installations comme les centrales électriques traditionnelles continuent de tourner à plein régime afin de combler les besoins des habitants en électricité.


Un levier de développement pour le continent africain


Au-delà d’une protection environnementale et d’un approvisionnement en énergie, la conversion en énergies renouvelables permettrait à l’Afrique d’assurer un développement économique efficace et durable. En effet, le développement et l’industrialisation du pays tout entier en dépend. Une énergie fiable et durable offerte par ces énergies alternatives ouvrirait de nouvelles opportunités d’emplois aux habitants et assurerait l’accès des populations aux services de base importants comme l’eau potable et les soins de santé.


Effectivement, la conversion énergétique de l’Afrique peut s’inscrire dans le cadre d’une stratégie pour assurer un avenir énergétique à la fois propre et durable. En exploitant les sources renouvelables du continent, le contient peut garantir un progrès social inclusif, le bien être humain et un développement industriel tourné vers l’avenir. D’ailleurs, d’après l’IRENA – Perspectives mondiales pour les énergies renouvelables – la transition vers les énergies renouvelables va bien au-delà du remplacement des essences énergétiques utilisées. Il s’agit d’une véritable opportunité pour créer des emplois aux habitants et assurer un développement à long terme du pays.


Ainsi, un changement de cap vers les énergies renouvelables est devenu vital et non pas qu’une simple nécessité pour le contient. Grâce à l’exploitation des ressources respectueuses de l’environnement, l’Afrique pourra à la fois se développer intérieurement et respecter les objectifs climatiques internationaux.


Quelles énergies renouvelables pour l’Afrique ?


Dans le milieu urbain, comme dans les milieux ruraux, l’utilisation de ressources naturelles pour produire de l’électricité est fortement dominée par le système hydraulique. Pourtant, à cause des conséquences du réchauffement climatique, l’eau se fait de plus en plus rare et la source d’électricité basée sur ce système est actuellement en plein effondrement. Cependant, l’Afrique a de fortes capacités en termes d’énergie renouvelable. Une richesse bénéfique pour l’ensemble de la population mais qui est, de nos jours, sous-exploitée.


Malgré leur disponibilité, certaines ressources sont à privilégier que d’autres par souci de contraintes financières. Les énergies renouvelables restent effectivement très onéreuses pour les personnes dont le revenu quotidien est inférieur à 1USSD. Raison pour laquelle un financement des projets d’instauration et de développement des énergies renouvelables en Afrique est indispensable.


L’énergie solaire en faveur de l’Afrique


L’électricité solaire a un fort potentiel de réussite dans les pays en développement, en particulier ceux d’Afrique. En effet, il s’agit d’une source inépuisable, gratuite et fiable, pouvant être utilisée de plusieurs manières : production d’électricité, utilisation dans le secteur du transport et celui du chauffage, etc.). Il a été démontré que de par son intensité et son caractère illimité, l’énergie solaire peut amplement combler les besoins énergétiques à l’échelle mondiale. Les modèles alternatifs utilisant des petits dispositifs comme les systèmes solaires domestiques et les mini-réseaux électriques paraissent actuellement indispensables pour pallier aux problèmes de l’électricité en Afrique. D’ailleurs, suite à la réalisation des projets de développement initiés les dix dernières années, des infrastructures solaires domestiques profitent déjà à plusieurs familles dans les zones rurales dans plusieurs pays d’Afrique.


Exploiter l’énergie houlomotrice et éolienne en Afrique


Grâce à leur abondance, ces deux types d’énergies renouvelables sont très pertinents en Afrique. De plus, sur sa côte ouest, le continent dispose d’un littoral, de chaines de montagnes et de sites naturels qui constituent un emplacement optimal pour les infrastructures nécessaires. Ainsi, l’Afrique peut en profiter sur le long terme, même avec les perspectives futures de demande d’énergie locale.


Des ressources géothermiques abondantes dans plusieurs pays d’Afrique


L’Afrique dispose d’un potentiel géothermique très élevé. Malgré cette richesse et le caractère inépuisable de cette ressource, elle reste sous-exploitée sur le contient. Aujourd’hui, l’exploitation des ressources géothermique est concentrée en Afrique de l’Est. Avec une perspective de financement des projets d’énergie renouvelable en Afrique, plus de la moitié de la population auront accès à l’électricité verte.


Les obstacles aux projets d’énergies renouvelables en Afrique ?


Il existe deux principaux facteurs contraignant l’utilisation et l’exploitation des énergies renouvelables en Afrique : les problèmes liés au financement et aux procédures administratives locales.


Les problèmes au niveau du financement


Les énergies renouvelables sont des ressources inépuisables et disponibles à volonté. Toutefois, leur exploitation et leur utilisation requirent un investissement important et des travaux d’installation complexe.


Le financement constitue un réel problème entravant la mise en œuvre de nombreux projets de transition énergétique dans le continent africain. En dépit d’une réduction remarquable des coûts des énergies alternatives, elles restent concurrencées par les énergies non-renouvelables, notamment par les énergies fossiles. Selon les constatations, la raison serait que souvent, les investisseurs ne prennent pas en compte les coûts implicites relatifs à l’exploitation et à l’utilisation des énergies fossiles dans leur calcul, tels les coûts environnementaux et les coûts sociaux. Par conséquent, les énergies renouvelables paraissent plus coûteuses qu’elles ne le sont réellement. De plus, les subventions accordées par la majorité des pays africains aux combustibles fossiles leur confèrent un avantage concurrentiel plus important aux yeux des financeurs.

En outre, le profil d’investissement des projets d’énergies renouvelables est assez différent de celui des énergies fossiles. Les risques de financement inquiètent fortement les investisseurs, car ils sont exposés à un risque assez élevé si par malheur leurs projets échouent depuis le début de leur lancement. D’autant plus que la mise en œuvre d’un projet de transition énergétique demande d’importantes ressources financières en amont, sans compter la période de construction et le retour sur investissement qui est généralement longue.


Les problèmes relatifs aux procédures administratives locales


L’autre problème ralentissant les projets de conversion énergétique en Afrique concerne les procédures administratives. En effet, le manque de clarté et de rapidité au niveau des processus décisionnels entrave lourdement le développement des projets d’énergies renouvelables. Toutefois, ce paramètre est un critère primordial pour les investisseurs, puisqu’il contribue directement à la création d’un bon environnement d’investissement.


D’un autre côté, les changements inattendus au niveau du marché, de l’accès au réseau et des politiques énergétiques constituent des obstacles supplémentaires. En outre, l’absence d’une planification claire affichant la croissance de la demande en électricité repousse les financeurs. A cela s’ajoute la corruption, la bureaucratie complexe, l’instabilité politique du pays et la faible implication du secteur privé dans le financement de ces projets qui ont tendance à décourager les investisseurs.


Quelles perspectives pour atténuer les risques relatifs au financement des projets d’énergies renouvelables en Afrique ?


Afin d’atténuer les risques liés au financement d’énergies renouvelables en Afrique, des changements rapides en termes de politisation sont essentiels.


Anticiper les risques de financement et de profitabilité des énergies renouvelables en Afrique


Pour stimuler le financement des projets d’énergies renouvelables de l’Afrique, il est indispensable de se montrer attractif aux yeux des investisseurs d’impact. Ainsi, il faudra anticiper les risques liés au financement et à la profitabilité afin de réduire le profil de risque de chaque pays cible. D’abord, le gouvernement doit pouvoir traduire pertinemment les objectifs de mise en œuvre. Des mesures politiques et publiques adaptées devraient alors être mis en place. Cette initiative permet également de réduire les coûts liés aux projets. Par ailleurs, on peut faire appel aux institutions financières publiques pour maîtriser les risques de change. Ces institutions proposent des couvertures de change, peuvent fournir des instruments de couverture, et interviennent dans la conversion de devises lors des accords d’achat d’électricité.


Faire face aux défis administratifs et atténuation des risques liés aux politiques publiques


Plusieurs initiatives peuvent être envisagées pour atténuer les risques administratifs et politiques de la promotion des énergies renouvelables en Afrique. Parmi les plus pertinentes :


  • - La mise en place d’une entité publique d’assistance aux investisseurs

L’intervention d’une entité publique est généralement nécessaire à la promotion des projets d’exploitation des ressources renouvelables en Afrique. Son rôle sera d’assister les investisseurs en termes de coordination administrative et d’exigences de permis.


  • - Une garantie gouvernementale pour régler les litiges fonciers sur l’emplacement des infrastructures

Les risques fonciers sont omniprésents dans l’exécution des projets de promotion des ressources énergétiques renouvelables sur le continent. Afin de résoudre le litige de manière proactive et pouvoir accéder aux zones propices à l’exploitation et au développement des énergies renouvelables, une réadaptation du régime foncier s’impose. A l’appui, des campagnes de sensibilisation des propriétaires et de la communauté est primordial.


  • - La mise en place d’un cadre juridique efficace

Un système de réglementation solide, basé sur un cadre juridique efficace est une nécessité pour assurer des politiques saines dans la gestion des énergies renouvelables. Les stratégies énergétiques devront respecter les principes de durabilité environnementale, de la sécurité d’approvisionnement et de l’accessibilité économique afin d’instaurer un équilibre des politiques publiques.


  • - La régulation du réseau d’électricité

La transparence doit être le maître-mot dans les différents processus liés au réseau (établissement et application de codes de réseau, priorité d’expédition, etc.). Ainsi, les services correspondants doivent être sous la responsabilité d’un organisme règlementé et identifié préalablement avant l’exécution des projets.