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Défi de l’éducation en Afrique

Défi de l’éducation en Afrique

Des initiatives pour favoriser l’éducation des enfants

Défi de l’éducation en Afrique : des initiatives pour favoriser l’éducation des enfants


Malgré les approches et plans d’action précédemment initiés, l’éducation reste une difficulté persistante en Afrique. Ce continent compte plus de 30 millions d’enfants privés d’enseignement académique et non-inscrits dans les programmes scolaires. Simultanément, les écoles font constamment face à des problèmes d’abandon scolaire et la minorité des jeunes ayant accès à l’enseignement supérieur ont du mal à s’intégrer au monde de l’emploi. Comment relever le défi de l’éducation en Afrique ?


Le problème d’éducation en Afrique


La pertinence de l’éducation


L’enjeu sur la pertinence de l’éducation en Afrique persiste dès le niveau primaire, secondaire et même au niveau universitaire. Toutes les classes de la population, des plus démunies aux plus aisées sont concernées. Le problème touche d’abord les familles les plus démunies dont les parents sont analphabètes. Pourtant, ce phénomène aggrave la situation de pauvreté qui accable le continent. Dès leur plus jeune âge, les enfants sont encouragés à s’introduire dans le monde du travail. Or, n’ayant pas suivi de formation appropriée ni un cursus scolaire complet, ils ne disposent pas des connaissances et compétences nécessaires pour un rendu de qualité, conforme aux exigences du travail formel. Par la suite, enfants et jeunes sont exploités à bon marché et ne gagnent pas assez d’argent pour combler leurs besoins et ceux de leurs familles. Cette insertion précoce au travail et l’insuffisance de ressources sont des facteurs d’insécurité dans les pays les plus touchés. En revers de la situation, l’insécurité constitue aussi une cause alarmante du problème d’éducation en Afrique. Plus l’insécurité domine, moins les familles sont convaincues d’inscrire leurs enfants à l’école, et vice versa. Par ailleurs, les établissements d’apprentissage publics et privés sont exposés à des déficits importants en termes de ressources, qu’elles soient humaines, matérielles ou pédagogiques. Les résultats d’innombrables évaluations nationales et internationales montrent que même à l’issue de l’éducation obligatoire, la plupart des élèves africains ne disposeraient pas des compétences et savoirs fondamentaux recherchés.


La difficulté d’éducation de la gente féminine


Mais le problème d’éducation concerne également les filles du continent qui sont généralement ne sont pas scolarisées pour bien des raisons. Bien que les organismes et plans d’action destinés à prioriser la scolarisation des filles ne cessent d’accroître, l’intégration de la gente féminine dans le système éducatif reste une difficulté majeure en Afrique. Effectivement, dans 80 % des pays d’Afrique, les filles n’ont pas leur place dans les bancs de l’école, et ce, dès leur plus jeune âge jusqu’au dans le monde professionnel. Le mariage précoce est une des causes les plus fréquentes, mais aussi une des conséquences du problème d’éducation des filles. Cependant, de nombreuses études démontrent que l’éducation des filles est à l’origine d’innombrables bienfaits, mesurables sur le long terme :


  • - Important impact sur la promotion de l’égalité entre les sexes, la mortalité infantile et sur la réduction de la pauvreté.
  • - Diminution du chômage grâce à la possibilité d’exercer des activités rémunératrices,
  • - Augmentation des revenus et du niveau de vie du ménage.
  • - Participation des femmes aux différentes prises de décision, d’abord sur le plan familial, puis dans le domaine socio-politique.

De nouvelles approches pour favoriser l’éducation en Afrique


Pour augmenter le taux de fréquentation de l’école en Afrique, les investisseurs d’impact ont misés sur des accompagnements en vue de déclencher le dynamisme de la population africaine vis-à-vis de la scolarisation. Outre les actions de sensibilisation à la scolarisation, des initiatives en faveur des enfants non scolarisés peuvent avoir un résultat positif à la favorisation de l’éducation des enfants en Afrique.


Adaptation de l’éducation aux besoins locaux


Les besoins des pays en développement, surtout en Afrique, est bien différent de ceux des pays développés. De plus, la majorité de la population vit dans le monde rural qui est aussi différent du monde urbain sur plusieurs plans. Ainsi, des problèmes d’inadaptation du système éducatif imposé dans le continent ont été identifiés :


  • - Des coûts d’enseignement trop lourds

Les contraintes financières engendrent la difficulté d’éducation en Afrique. Les ressources disponibles dans chaque ménage ne permettent pas la scolarisation des enfants. Parallèlement, le rendement de l’enseignement ne suffit pas à combler les investissements, ce qui impacte la qualité des approches pédagogiques mises en œuvre.


  • - Contenu de l’éducation inadapté

Dans plusieurs pays d’Afrique, le contenu de l’éducation est copié des modèles des pays développés. Ces derniers s’intègrent naturellement à la culture occidentale mais ne sont pas conformes aux valeurs africaines. Encore, ces modèles ne sont pas conciliables aux moyens d’équipement des familles africaines. Par conséquent, l’enfant a du mal à s’adapter et acquiert des connaissances qui n’ont pour lui aucun lien avec sa vie réelle.


  • - Le système éducatif incompatible à l’accroissement des effectifs

La population mondiale actuelle a largement multiplié en termes d’effectif et les élèves sont beaucoup plus nombreux, en particulier dans les écoles publiques. Or, les infrastructures et le système éducatif africain ne suffisent pas à la gestion de ce grand nombre d’effectif, ce qui génère une frustration supplémentaire et une baisse de la qualité d’apprentissage.


Exclusion de l’enseignement aux conséquences néfastes


Le désintéressement de l’Afrique à l’enseignement s’explique par un haut niveau de difficultés d’intégration et de pauvreté. Au gré de ces problèmes, la politique d’éducation actuelle a des conséquences défavorables, d’abord pour les familles, ensuite pour le développement. L’enfant n’intègre pas l’école à son village, il la voit comme un autre univers dans lequel il faudra s’intégrer.


Pour faciliter l’assimilation, des stratégies d’adaptation doivent être anticipés. D’abord, il est essentiel de multiplier le financement des projets d’amélioration des parcours scolaires de manière à ce qu’ils correspondent mieux aux activités locales (en milieu urbain et rural). L’instauration de programmes scolaires à cycle court est, par exemple, une solution pérenne pour réduire les pertes de temps et les dépenses occasionnés par la scolarisation infantile.


Comment promouvoir l’éducation des filles en Afrique ?


Les progrès d’insertion enfants et jeunes à l’école demande d’abord un soutien financier pour favoriser l’accès à l’éducation des filles. Effectivement, face au problème d’insertion des filles dans l’enseignement, des mesures spécifiques, plus pertinentes, visant à favoriser la scolarisation des filles peuvent être mises en place :


Plus d’écoles accessibles au genre féminin


La distance pour se rendre à l’école est un paramètre décisif influant directement le taux de fréquentation féminine des établissements éducatifs. Moins le trajet est long, plus les filles se sentent en sécurité et sont encouragées à l’instruction. Viennent aussi les conditions d’études qui devraient être optimales pour favoriser la scolarisation des filles (accès à l’électricité et à l’eau potable, adoption de manuels pédagogiques non sexistes, adoption d’approches pédagogiques sensibles au genre, etc.). Il est plus pertinent d’instaurer un environnement sûr et accueillant pour les filles afin de les encourager à rester à l’école.


Alléger le fardeau des tâches domestiques


Les tâches domestiques sont des empêchements majeurs dans les pays en développement. Les filles sont privées d’école parce qu’elles doivent se consacrer aux corvées de la maison (cuisine, lessive, participation à la production agricole du ménage, etc.). Partager les tâches domestiques serait donc une initiative efficace pour aider les filles à réussir.


Accroitre la disponibilité des serviettes hygiéniques


Seule une minorité de la population africaine a accès aux serviettes hygiéniques et à l’eau courante. De ce fait, les filles manquent l’école à chaque fois qu’elles ont leurs règles, un autre facteur d’échec scolaire.


Danger des stéréotypes : quel est le rôle des enseignants ?


Le contenu des manuels scolaires et le comportement des enseignants peuvent parfois conduire des idées de discrimination dans les établissements scolaires : « les filles sont destinées à exécuter les tâches domestiques et n’ont pas leur place dans les écoles car elles sont beaucoup moins intelligentes que les garçons ». Les enseignants doivent contribuer à la lutte contre les stéréotypes pour aider les filles à surmonter les blocages et explorer de nouvelles possibilités.


Quelles solutions pour lutter contre le décrochage scolaire en Afrique ?


La pauvreté est la cause primaire de l’abandon scolaire, que ce soit en zone rurale ou urbaine en Afrique. De plus en plus d’enfants d’Afrique décident de quitter prématurément l’école pour s’intégrer dans le monde du travail. Et pour cause : leurs tuteurs n’ont pas les moyens de payer davantage de frais scolaires. D’autres sont retirés de l’école pour aider la famille dans sa quête de revenus.


Initiatives contre le décrochage scolaire


Toutefois, un enseignement de qualité et un parcours scolaire complet constitue un gage de productivité et une meilleure solution pour lutter contre la pauvreté. Pour y remédier, plusieurs solutions sont envisageables :


  • - Une amélioration des infrastructures scolaires et des équipements.
  • - Un réaménagement en vue de rapprocher géographiquement les écoles afin de motiver les enfants à rester à l’école
  • - Une augmentation du salaire des enseignants en vue d’une meilleure qualité d’enseignement.
  • - La mise en place d’un programme de suivi et d’accompagnement dédié aux enfants difficulté, obligés d’abandonner l’école.
  • - La mise en place d’une cantine scolaire gratuite pour les inscrits.

Comment lutter contre le décrochage scolaire des filles en Afrique ?


L’attitude sociale vis-à-vis des traditions fait que les filles sont plus exposées à ce problème. Même dans les pays où l’éducation des filles est priorisée, les taux de décrochage restent importants. Néanmoins, l’éducation des filles a un effet multiplicateur. Il a été démontré que moins une fille est instruite, moins elle pourra intervenir et prendre les décisions dans sa famille, dans le domaine social, économique et politique. Au contraire, une fille éduquée se mariera plus tard, aura une source de revenue, plus d’indépendance financière et pourra également encourager ses enfants à aller à l’école dans les meilleures conditions possibles.


Emergence des initiatives d’aide aux études supérieures


L’impossibilité d’accéder aux études supérieures est un réel blocage à l’éducation en Afrique. A la fin de leurs études au lycée, les jeunes africains sont à court de route et ne savent pas vers où se tourner. Cela est principalement dû à l’absence d’infrastructures à laquelle s’ajoutent d’importants coûts d’enseignement dans les établissements les plus prestigieux du contient.


Un appui financier aux études supérieures


Le financement des projets de renforcement de l’éducation, en particulier pour les études supérieures est une stratégie prometteuse pour le cas des pays du Tiers Monde, notamment pour le continent africain. Il est question d’offrir des opportunités d’études supérieures aux jeunes africains via des réseaux de soutien financier adaptés à leurs besoins. A noter que ce programme d’instauration de bourses d’études devrait être éligible au niveau international afin d’élargir les horizons aux natifs du continent. Par conséquent, des appuis financiers équitables devront être mis en place. Ainsi, les familles à faibles ressources ne seront pas amenées à payer des études supérieures à leurs enfants. Celles qui disposent de ressources insuffisantes feront des efforts pour contribuer aux études universitaires de leurs enfants. Quant aux familles aisées, elles devront participer davantage aux frais d’éducation de leurs enfants


De l’éducation à l’emploi : un meilleur accompagnement pour un développement rapide !


En dépit des progrès réalisés, la politique d’éducation en Afrique est marquée par des failles, ce qui explique la situation de crise actuelle. De nombreux pays du continent éprouvent des difficultés à garantir un apprentissage de qualité aux jeunes. Malgré le fait que certains jeunes arrivent à se démarquer en décrochant leurs diplôme universitaire, ils peinent à s’insérer dans le monde du travail. L’absence de lien entre programme éducatif et marché de l’emploi constitue un frein au développement, mais surtout à la favorisation de l’enseignement en Afrique.


En effet, l’enseignement supérieur et les formations professionnelles sont vus comme étant inadaptés, trop théoriques, et non conformes à la réalité. De par ce jugement, les études supérieures ne semblent pas servir les besoins des entreprises nationales et internationales. Suite à cela, les jeunes diplômés se tournent vers des emplois informels ou des emplois qui ne correspondent pas à leur parcours et qui ne sont pas à la hauteur de leurs qualifications.